Le massage favorise les fonctions immunitaires et le sommeil
Le massage étant soporifique et anesthésique aurait quelques similitudes avec le sommeil. Il me semble que le massothérapeute pourrait être un élément actif favorisant le sommeil et ainsi réduire la douleur.
Pour rebondir sur le dernier vidéo de la Fédération des Massothérapeutes du Québec sur le groupe Ma FQM Facebook qui nous faisait la présentation de la massothérapie en milieu hospitalier, je me suis demander en tant que massothérapeute comment je pouvais aider ma clientèle aux prises avec de la douleur.
Un bon sommeil diminue la douleur
Surprenant, le sommeil est important… et ce tout au long de notre vie. Nous y consacrons près du tiers de notre vie. Dormir, nous permet de maintenir une santé physique et mentale. En effet, bien dormir, c’est-à-dire d’une durée adéquate et d’une bonne qualité, permes la restauration des tissus cellulaires, la récupération de l’énergie physique et une meilleure protection contre certaines maladies ou infections. Au contraire, un déficit de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité au long cours favorise l’émergence de certaines maladies physique tel que l’obésité, le diabète et l’hypertension ainsi que psychologique tel que la dépression.
Même si votre manque de sommeil est d’une journée, s’échelonner sur plusieurs jours ou être chroniciser sur une période de temps plus longue, le manque de sommeil génère plusieurs conséquences sur la santé. En effet, chez l’adulte, le manque de sommeil et plus particulièrement les stades 3 et 4 est associé aux douleurs musculaires lors de l’éveil. Ceci amène l’hypothèse sur laquelle le sommeil aurait des fonctions de restauration physique.
Une nuit blanche, ce qui concorde à une nuit sans sommeil, provoquera, à court terme, chez l’individu en santé, une augmentation de l’hormone de stress (cortisol), d’aldostérone et de calcitonine, de la tension artérielle, de l’inflammation des tissus et une perturbation de la régulation des sucres sanguins.
Les études
Des études et des enquêtes on mit de l’avant que les gens vivant avec des douleurs chroniques, des maladies respiratoires, cardiovasculaires, etc. ont des difficultés à dormir la nuit ou à rester éveiller le jour. De plus, il y a un très haut lien entre l’insomnie ou l’apnée du sommeil et les pathologies déjà mentionnées ci-haut. D’ailleurs, les gens qui dorment moins que 6 heures ou plus de 9 heures ont des risques plus élevés de vivre de l’obésité, de l’hypertension et de diabète.
Lorsqu’on dort, nos fonctions physiologiques comme la tension artérielle, le rythme cardiaque et le débit respiratoire diminuent. Or chez les gens qui ont un sommeil troublé, ils ont une absence de baisse de ces fonctions physiologiques. Le corps n’est pas en train de se « recharger » et au long cours ces gens pourraient développer des problèmes physiologiques tels que de l’hypertension.
Saviez-vous qu’une personne souffrant d’hypertension pourrait au lendemain d’une nuit perturber, avoir la présence de tension artérielle élevée le jour suivant. En plus, les gens souffrent d’apnée du sommeil, souffre de hausses tension artérielle. Les gens vivants à répétition des hausses de pression artérielle verront leurs problèmes se chroniciser et au long cours vivront de l’hypertension et une augmentation des risques reliés aux maladies cardiovasculaires.
Selon une étude longitudinale échelonnée sur 4 ans, réalisée au Japon, l’hypertension serait plus élevée chez les gens qui auraient de la difficulté à trouver le sommeil et à maintenir le sommeil.
De plus, selon une autre étude longitudinale réalisée, cette fois-ci, en Norvège, les risques d’être affecté par un infarctus sont significativement plus importants chez les personnes avec des difficultés à trouver le sommeil, à maintenir le sommeil et après la nuit, qui ont un sommeil non réparateur.
La douleur
Un des principaux troubles de sommeil et manque de sommeil serait la douleur. La douleur est perçue différemment dépendamment d’un manque de sommeil ou non. L’intensité perçue de la douleur est augmentée lorsqu’il y a un manque de sommeil et celui-ci abaisse aussi le seuil de tolérance de la douleur. Par exemple, dans le cas de la fibromyalgie qui est condition médicale caractérisée par des douleurs musculaires diffuses, on observe que les gens ont une perception d’être à demi-éveillé à demi-endormi ce qui provoque une diminution de la qualité du sommeil.

Sommeil favorise les fonctions immunitaires
Le meilleur moment pour la régénérescence cellulaire est durant la période de sommeil. De plus, un sommeil de bonne qualité et de durée adéquate permet de mieux combattre les infections. Le manque de sommeil affecte l’efficacité de certaines cellules du système immunitaire afin qu’elles puissent défendre adéquatement notre organisme.
À court terme, le stress et le manque de sommeil ont pour effet sensiblement la même chose. Il y a une augmentation de la production des globules blancs. Par contre, au long cours, le système s’épuise, une plus grande chance de production de globule blanc non fonctionnel augmente et la fatigue généralisée embarque. Peu à peu, la production se réduit graduellement et les infections peuvent surgir.
Dans le règne animal, le manque de sommeil réduit aussi la résistance immunitaire ce qui à pour cause que l’animal sera plus vulnérable aux infections et prolongera le temps de récupération. Si l’animal est trop fatigué, comme chez l’humain, il pourrait en mourir, faute de ne pas avoir assez d’énergie afin de vaincre ce défi.
Si on dort bien, nous mettons de notre côté les chances de mieux vaincre les infections. Une étude présente que si nous dormons moins que 7 heures par nuit suivant une exposition à la grippe, nous aurions près de 3 fois plus de chance d’attraper le virus que chez les gens dormant plus de 8 heures (Cohen et al. 2009). Il n’est pas surprenant que le repos lorsque nous sommes malades soit prescrit afin d’être en mesure de mieux combattre les maladies.
Sommeil et espérance de vie
Contrairement aux gens qui dormes normalement, entre 7 et 8 heures de sommeil par nuit, les gens qui dorme moins de 4 heures par nuit ou plus de 10h par nuit ont plus de chance d’avoir une espérance de vie plus courte.
De plus, les gens qui utilise des médicaments pour dormis, qu’il ait des problèmes de sommeil ou non, ont un taux de mortalité plus élever de 1,5 que les gens qui n’en ont jamais utiliser. Il est surprenant de savoir que ces gens dormant peu ou beaucoup et ayant besoin de médicament pour dormir sont souvent associés à une moins longue espérance de vie, car ils ont, en plus, d’autres problèmes médicaux.
Le massage
Pour finir, si un client à de la douleur et souffre, il se peut que sa douleur soit physique et psychologique. Les techniques douces de massage favoriseraient la sécrétion d’endorphine tout en réduisant la sécrétion de cortisol induit par le stress de la douleur. En effet, l’hormone d’endorphine permet d’amoindrir la douleur et la souffrance de l’individu tout en réduisant l’anxiété, en améliorant la qualité de vie et en facilitant le sommeil.
De plus, la réduction de la production de l’hormone de cortisol permet d’augmenter l’efficacité du système immunitaire et de réduire l’agressivité du patient. Sachant que le massothérapeute n’est pas un psychothérapeute, il reste toutefois un professionnel de la santé à l’écoute de cette clientèle qui a un besoin d’exprimer son état d’âme en lien avec sa douleur et sa souffrance.