Massage : facteurs dans le développement de l’insomnie
Insomnie = Problèmes de santé mentale?
Pour mieux gérer son stress ou ses inquiétudes face à l’insomnie, il faut d’abord comprendre quels sont les facteurs impliqués dans le développement et la persistance de l’insomnie et le rôle de l’évolution de ces facteurs dans l’insomnie.
Premièrement, il y aurait le tempérament de l’individu qui le prédisposerait à développer une plus grande vulnérabilité à l’insomnie. Il y a des tempéraments anxieux, de perfectionnisme, d’hyperactivation et d’autres qui hérite d’antécédents familiaux.
Deuxièmement, même si la personne possède déjà certains facteurs prédisposants, il y aurait des facteurs environnementaux, qui précipiterait afin de déclencher des épisodes d’insomnie, tels qu’un décès, une séparation, un conflit interpersonnel, la maladie, le stress, les séries éliminatoires du Canadien, etc.
Troisièmement, des facteurs psychologiques et comportementaux contribueraient à perpétuer le sommeil. Par exemple inquiétudes excessives quant au manque de sommeil, efforts pour induire le sommeil, mauvaises habitudes, horaires irréguliers, etc.
Je suis content de vous annoncer qu’il n’y a pas que du noir dans tout cela.
En effet, la grande majorité des gens peuvent retrouver un sommeil normal une fois que l’épisode de stress ou l’élément déclencheur s’est estompé. Par contre pour d’autre, ceux qui éprouve une plus grande vulnérabilité ou ceux qui non pas développer de bonnes stratégies d’adaptation verront leur stress persister, même une fois que l’élément déclencheur soit atténuer par le temps.
Problèmes de santé mentale
Avant de poser un jugement sur une personne qui a des troubles du sommeil, il faut comprendre que ce sont des liens d’association et non de cause à effet. En effet, il ne faut pas présumer qu’une personne a de la difficulté à trouver le sommeil, qu’elle est forcément anxieuse ou vice versa.
Chez les gens aux prises avec un problème de santé mentale tel que l’anxiété, la dépression ou la psychose voient leurs sommeils presque toujours perturbés. Ils ont soit de la difficulté à trouver le sommeil, on de réveil fréquent, des éveils prolongés durant la nuit, ou vive des réveils précoces le matin avec une incapacité de retrouver le sommeil par la suite.
Les personnes qui ne dorment pas assez ou ont une insomnie chronicisée éprouvent souvent une détérioration de l’humeur. Ceci se représente par de l’irritabilité, de la dysphorie, etc. Éventuellement si ce problème d’insomnie chronique persiste il pourrait vivre des problèmes psychologiques.
En effet, les études présentent qu’il a un haut taux de comorbidités, coexistence entre les deux problèmes, soit de 40% à 50% entre les troubles du sommeil et les troubles psychologiques. En effet, il y aurait une relation bidirectionnelle, dans les deux sensés, entre le trouble du sommeil soit l’insomnie et les troubles anxieux et dépressif. Ceci appuie l’idée qu’il y a une influence mutuelle entre l’insomnie et les troubles psychologiques.
Des études mettent de l’avant que chez certaines personnes vivant de l’insomnie à la première évaluation de l’étude et durant les évaluations subséquentes, avaient des chances beaucoup plus importantes d’accroître divers troubles psychologiques, contrairement aux gens n’ayant pas d’insomnie, au début de l’étude ou pour ceux que l’insomnie s’est estompés au fil du temps.

Les troubles psychologiques en lien avec le sommeil.
Voici un bref aperçu de ce que font les troubles psychologiques en lien avec le sommeil.
L’anxiété survient surtout lorsque la personne a des difficultés à trouver le sommeil; la dépression est la difficulté à rester endormi est qui est accompagné de réveil précoce le matin; la maladie bipolaire est constituée d’insomnie sévère en période de manie et somnolence en période de dépression; l’état de stress post-traumatique est accompagné de cauchemars et de trouble de sommeil général. La Schizophrénie favorise la mise en place d’un horaire de sommeil très irrégulier qui comprend un délai de phase d’endormissement et d’éveil (couche-tard, lève-tard). L’alcoolisme et l’abus de substance perturbent grandement le sommeil pendant les épisodes d’abus et durant les périodes de sevrage.
Les troubles du sommeil sont souvent en lien avec plusieurs symptômes ou difficultés psychologiques tels que l’anxiété ou la dépression. La persistance de l’insomnie au long terme augmente les chances de dépression majeure. Les gens n’ayant aucun problème sous-jacent de dépression peuvent éventuellement en souffrir. Sans compter, les gens qui étaient aux prises avec une dépression ou des troubles anxieux l’insomnie peuvent être un symptôme résiduel. Le fait que l’insomnie précitée augmente les chances que l’individu rechute ou développe d’autres troubles éventuels.
Le résultat des études cliniques démontre que l’insomnie accompagner d’une autre difficulté psychologique, par exemple la dépression, il serait dans l’intérêt du client bien-être de traiter les deux problématiques. En effet, si seulement la dépression est traitée, il a de fortes chances que le patient vive une rechute ou développe un autre trouble psychologique.
Conclusion
Pour finir, le sommeil de bonne qualité avec une bonne durée est essentiel afin d’assurer le bien-être psychologique. Un des facteurs les plus importants affectant directement les difficultés de sommeil est le stress. Ceci contribuerait à une forme d’hyperactivation physiologique et mentale. Un lien bidirectionnel existe entre les difficultés du sommeil telles que l’insomnie et les troubles de santé mentale.
En tant que massothérapeute, il est important, en présence de comorbidité des troubles, d’intervenir directement sur les aspects en référant le client afin de régler l’ensemble du problème, au lieu, de travailler sur un seul aspect en pensant que tous seront réglés.