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La consommation de substance et le sommeil

En penne d’inspiration, je ne savais plus quel sujet aborder. J’étais fatigué et sans motivation. C’est à ce moment que je me suis dit : « D’où vient cette fatigue et pourquoi suis-je plus fatigué lorsque je consomme telle ou telle chose ». Dans cet article nous répondrons à ces questions et nous verrons comment se crée la fatigue à l’intérieur de notre organisme. Nous verrons notamment les éléments extérieurs qui peuvent affecter le sommeil, tel que la consommation de café, d’alcool, de cannabis. Par la suite, nous verrons brièvement d’autres perturbations extérieures telles que le bruit et la lumière qui nous affecte.

Si vous devez vous déplacer ou s’il fait froid et que vous devez vous réchauffer, vous devez au niveau cellulaire bruler de l’énergie. Lorsque vous bougez ou que vous êtes en réveil, vous consommez davantage d’énergie que lorsque vous êtes au repos. En effet, votre température corporelle est plus froide durant le sommeil. Pour y parvenir, les cellules se servent généralement de l’adénosine triphosphate (ATP). Quand vous brulez de l’ATP pour courir, manger ou penser, vous obtenez des résidus de la transformation. La dégradation de l’ATP rejettera de l’adénosine dans l’organisme.

Le sommeil survient lorsqu’il y a une accumulation de substances hypnogènes. Ces substances induisent le sommeil, au niveau du cortex et du cerveau antérieur basal. L’accumulation de ces substances telles que l’adénosine cause l’endormissement. Durant le sommeil, soit pendant que vous récupérez, le niveau de substances hypnogènes est réduit dans le liquide interstitiel situé entre les neurones. Après une bonne nuit de sommeil, vous avez généralement moins de substances hypnogènes et vous êtes moins fatigué.

Le café

La consommation de caféine à des effets sur le sommeil. En effet, lorsque celle-ci est consommée, la durée du sommeil est réduite. Plus précisément, la durée du sommeil léger est augmentée tandis que le sommeil profond est diminué. Conséquemment, les éveils et les micros éveils sont plus fréquents. Ceci dit, au coucher, il n’y a pas que la consommation de café qui a une influence sur le sommeil. Par exemple, un café peut encore avoir un effet sur le système après 6 heures suivant sa consommation. Bien entendu, les distinctions individuelles viennent faire une différence sur la sensibilité des effets à la caféine. En effet, un consommateur régulier ressentirait moins les effets de la caféine qu’un consommateur occasionnel.

La molécule de la caféine agit sur le système nerveux en neutralisant les récepteurs de l’adénosine. La caféine agirait en quelque sorte comme un antagoniste de l’adénosine. Ne pouvant plus être capturée par les neurones, l’adénosine ne permet plus de provoquer la somnolence et le sommeil.

L’alcool

L’alcool a un effet anxiolytique sur l’organisme humain, signifiant qu’il apaise l’anxiété ou l’angoisse. L’alcool a pour effet d’augmenter la production de neurotransmetteurs qui inhibe les processus du système nerveux central. En effet, l’alcool à un impact sur les récepteurs du neurotransmetteur du GABA en les stimulant. Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central chez l’homme. Ceci a pour effet de réduire les effets du glutamate étant le neurotransmetteur excitateur le plus important du système nerveux central. 

La sensation d’euphorie souvent associée à l’alcool est liée à la fabrication de dopamine par les neurones. La synthèse de morphine ou d’endorphine humaine est stimulée par les propriétés de l’alcool au niveau du cervelet. À ce même niveau, le cervelet voit ses rôles inhibés par l’endorphine.

La quantité d’alcool consommée, l’heure à laquelle elle est consommée et les différences individuelles peuvent affecter le sommeil de la personne.

Durant le sommeil, les effets de l’alcool ont également un impact sur le système nerveux central. Par la modification de l’alcool dans le système en différent neurotransmetteur, l’alcool facilite l’endormissement. Le sommeil se déroule en deux phases. L’alcool joue un rôle de dépresseur au niveau du système nerveux central.

Étant un dépresseur du système nerveux central, la première phase du sommeil est favorisée par un endormissement plus rapide et par une augmentation du sommeil NREM (Non-Rapid Eye Movement). Ceci est fait au détriment du sommeil REM (Rapid Eye Mouvement). Le REM est la phase ou nous emmagasinons plus facilement l’information acquise durant la journée. La réduction du stade de sommeil REM n’est pas en lien avec la consommation d’alcool, mais plutôt en lien avec la quantité d’alcool qui a été consommé.

Durant la deuxième phase du sommeil, celui-ci se fait plus léger et le sommeil REM est plus présent. Cette partie est accompagnée d’éveils plus fréquents en raison notamment du sevrage d’alcool.

Une consommation d’alcool engendrerait une période de sommeil moins longue et favoriserait une somnolence plus présente le lendemain. Ainsi, une intoxication chronique à l’alcool peut favoriser l’émergence d’insomnie.

Le cannabis

Il y a peu d’études concernant les effets du cannabis sur le sommeil. Il y a une différence entre les deux côtés du spectre du cannabis, soit le sativa ou l’indica. L’un est plus excitateur, l’autre serait plus inhibiteur. De plus, des facteurs environnementaux et biologiques pourraient affecter ses impacts selon l’usage récréatif ou médical du cannabis.

En effet, il semble que l’usage récréatif de la substance serait associé à une légère détérioration du sommeil, à une diminution de la durée du sommeil profond et à une augmentation de la durée du sommeil léger. Par contre, l’usage médicamenteux de la substance serait associé à une meilleure perception de la qualité du sommeil. Cela serait dû à ses actions sur les facteurs externes tels que la douleur qui affecte la qualité du sommeil.

Les perturbations extérieures

Un facteur supplémentaire qui pourrait affecter la qualité du sommeil serait le bruit. Par exemple, les gens vivants près d’un aéroport ou d’une autoroute auraient un sommeil plus fragmenté en raison du niveau du bruit plus important. Un bruit continu serait plus nocif qu’un bruit intermittent.

Aussi, dans un contexte ou un patient est hospitalisé, le sommeil du patient pourrait être affecté par les tournées de personnel qui doivent allumer les lumières et par les bruits des appareils environnants. Ces facteurs viennent brimer la tranquillité du sommeil et ajoute aux conditions du malade qui l’ont mené à l’hôpital.

En somme, certaines habitudes ou milieux de vie peuvent réduire notre qualité de sommeil. Un manque sommeil récurant pourrait amoindrir votre qualité de vie. Toutes ces perturbations exogènes peuvent ainsi avoir un impact sur la douleur, la maladie et les inquiétudes de la personne.

Sources:
https://sommeil.ooreka.fr/astuce/voir/307103/alcool-et-sommeil

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