Vous est-il déjà arrivé que votre salive soit plus épaisse lorsque vous faites du sport ou lors d’un examen important? Vous avez la gorge asséchée lorsque vous vivez un stress? La quantité d’eau dans la salive et dans les autres sécrétions digestives sont réduites par le stress.
Le réflexe de déglutition débute lors de l’arrivée de nourriture dans le tube digestif ce qui enclenche la production de sécrétions digestives, la segmentation et le péristaltisme. Cependant, ces actes peuvent être provoqués ou inhibés par des réactions psychosomatiques tels que des réflexes conditionnés ou même certaines émotions.
Penser à un délicieux aliment ou voir un met se présenter devant soi lorsque la faim se fait sentir engendrent un processus dans notre corps. Le cortex nous rend conscient de la situation puis envoie un influx nerveux à l’aire de la gnosie qui met en mémoire l’émotion. Ce dernier communique le tout à l’hippocampe qui, à son tour, donne une valeur à l’événement. Une fois renseigné, il stimule son propre centre de recherche afin de trouver l’information relative à l’appréciation ou non de cet aliment. Par exemple, la vue d’un met alléchant stimule le processus digestif, et ce, surtout si vous avez faim.
En effet, dans le cas où l’arôme, le goût ou la vue du repas vous plaît, l’hippocampe met une valeur émotive et renseigne l’hypothalamus. Ce dernier, transmet cette valeur à chacun de nos organes en modifiant leur physiologie, leur fonctionnement. C’est un centre psychosomatique. Le bulbe rachidien est au service de l’hypothalamus. En effet, c’est par lui que transigent les informations que l’hypothalamus doit envoyer aux organes.
Bref, le bulbe rachidien envoi des influx nerveux vers les organes du système digestif par l’entremise du nerf vague qui est notamment utilisé pour la digestion. Le relâchement de l’acétylcholine sur la musculeuse du tube digestif au bout des extrémités du nerf vague, soit ses dendrites, enclenche le péristaltisme. D’autres ramifications du nerf vague vont sur les glandes du système digestif qui permettent la digestion chimique. Nous pourrions parler ici du réflexe de Pavlov. Ce phénomène de digestion mécanique et chimique débute avant même la prise de nourriture, elle s’ajoute donc à celle nommée réflexe. Le repas sera ainsi digéré plus aisément.
Toutefois, à l’annonce d’une nouvelle à laquelle vous donnez une valeur émotive, qui vous affecte et que vous jugez stressante pendant le repas, peut bloquer le processus de la digestion et mettre un terme à la sensation de faim. Ceci peut se produire aussi au moment d’humer une odeur fétide.
Le stress peut aussi interférer de diverses manières dans ses étapes. Tout d’abord, l’influx nerveux envoyé au bulbe rachidien par l’hypothalamus sera ralentit ou inhibé, le péristaltisme fonctionne avec moins de vigueur et les sphincters sont tendus.
Puis, le tube digestif subit une vasoconstriction : les organes du système digestif se trouvent en situation de carence en apport sanguin. Ce phénomène a de graves conséquences sur les sécrétions digestives : elles reçoivent moins d’eau, de mucus, d’enzymes, d’anticorps et de bicarbonates tandis que la quantité d’ HCL et d’acide gastrique s’accroit. Il est faux de dire que le système para sympathique favorise la sécrétion du HCL et que le système sympathique inhibe la sécrétion. L’hyperacidité gastrique débute et entraine des brûlures d’estomac (gastrite).
Finalement, en situation de stress, le corps peut aussi vivre des éructations acides, du pyrosis, des brûlements œsophagiens et voire même, des ulcères! Rien ne sert de stresser… et surtout en mangeant.
Avez-vous déjà remarqué que lors d’une séance en massothérapie, vous vous mettez à saliver ou vous ressentez le besoin de vous moucher? Un massage de détente favorise l’émergence du système para sympathique ce qui entraîne une sécrétion de mucus et de salive.