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Environnement et développement sont-ils compatibles?

Est-ce qu’aujourd’hui l’environnement et le développement durable sont compatibles? Selon moi, c‘est un drame passé sous silence. 

Nos gestes et nos actions émergeant de nos valeurs et nos idéologies entraînent la mort des milliers d’espèces de plantes, d’animaux, ainsi que de nos semblables.

Le 20 avril 2019, la crue des eaux fit une victime (1). Je regrette cette mort, mais je trouve que les médias ont accordé beaucoup de temps à la « catastrophe » des inondations au Québec du printemps 2019.

La pollution tuerait plus de 7000 personnes (2)(3)(4) au Canada par an. Si nous avions simplement le un dixième de cette mortalité sur n’importe quel autre sujet, les médias du pays ne parleraient que de cet événement. Le pays déploierait des ressources afin de régler la problématique et ainsi sécuriser la population. Nous sommes tous des individus singuliers auxquels la vie n’a pas de prix et pour un vivant, la vie n’est pas un détail.

Pour une raison obscure, personne ne parle de la pollution, comme si c’était un facteur normal. En fait, cette pollution serait une partie fondamentale qui découlerait de nous et que nous devions l’accepter comme fatalité. Elle représenterait notre ontologie.

C’est un drame passé sous silence. Le comportement de l’homme et sa vision de la société sont incompatibles avec ce qui est en train de se passer avec le climat.

Selon certains défenseurs écologistes de l’Écologie profonde, il faudrait premièrement changer avec ardeur l’encrage des mentalités de productivités afin de remettre et ainsi diminuer l’activité humaine à un niveau plus fondamental, en étant une partie intégrante de l’ensemble de la Nature auquel il s’est dissocié de par sa culture. C’est un courant de pensée d’écologistes radicaux, qui place l’intervention humaine comme étant la source principale de la crise environnementale.

Écologie du développement humain

Je pense que les gestes individuels (ontosystème) sont importants lorsqu’on peut observer l’impact global sur l’environnement. Par exemple, le boycottage des produits ou, encore, des compagnies qui exploitent la fourrure des phoques du Nord du Canada. L’individu doit absolument prendre position face à cette problématique.

De l’autre côté, il y a l’action politique (macrosystème), c’est-à-dire les décideurs qui prennent des mesures que nous subissons, il faut le faire, mais il ne semble pas être suffisant.

Le changement de valeurs et la modification de la culture de réussite, favoriserait sans doute le changement, qui pourrait s’inscrire dans le chronosystème.

L’être humain serait un être de symbole. Ainsi, il serait judicieux d’agir sur le registre symbolique qui est d’une importance considérable. Selon certains, une grande partie de nos actions seraient en réalité de commander, diriger et induite par le regard qu’elle déclenche chez l’autre qui nous observe, admire ou, au contraire, qui nous réprouve.

Environnement et développement durable C’est un drame passé sous silence

La culture occidentale dominante valorise les comportements très prédateurs envers la nature, les animaux et nos semblables, comme un mâle dominant, une figure patriarcale qui est positivement connotée.

Différents principes en Développement durable

Si, en tant que communauté, nous nous dotions de différents principes qui prévaudraient et qui changeraient les comportements, tels qu’une culture du respect plus qu’une prédation ou d’une équité plus qu’une domination. Ainsi, le changement de paradigme de posséder comme trophée de réussite, une voiture de luxe ou d’avoir un hélicoptère sur son yacht serait considéré comme étant grossier et abject, je crois que plus personne ne voudra le faire et la société n’aura pas besoin d’imposer des lois.

Par ce fait, nous pourrions réduire les inégalités des richesses et diminuer ségrégation soit la pauvrophobie, des gens les plus pauvres. Les gens les moins fortunés pourront à nouveau disposer d’une plus grande dignité tout en ayant un impact souhaitable sur l’environnement, la nature, le climat et ainsi de suite.

Je pense que le capitalisme débridé d’une croissance est complètement irrationnel autant du point de vue éthique que scientifique et qu’écologique qu’humain, ne peut pas être conciliable avec un respect du vivant et un avenir durable. Une croissance exponentielle dans un monde fini est impossible.

Nous pourrions évaluer la croissance sur autre chose que le PIB. Par exemple, sur la capacité à s’entraider, sur l’amour, sur la beauté, sur le respect de la vie, sur le développement des espèces, sur la pérennité du système, sur la diminution des inégalités, etc. Sous ces angles-là, présentement, nos sociétés ne sont aucunement en croissance.

Inspiré du livre : Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité de Aurélien Barrau

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1165435/inondations-mort-pontiac-otuaouais-quyon

https://www.inspq.qc.ca/bise/les-impacts-sanitaires-de-la-pollution-de-l-air-au-canada-une-estimation-des-deces-prematures

http://www.rcinet.ca/fr/2018/11/29/the-lancet-chaleur-pollution-annuelle-canada-mort-7100-canadiens/

4 https://www.ledevoir.com/societe/environnement/549692/la-pollution-de-l-air-tuerait-8-8-millions-de-personnes-par-an

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