La lumière du jour est le zeitgeber, soit le synchronisateur le plus puissant pour ajuster les processus circadiens du sommeil. En effet la lumière est captée par des photosrécepteurs situés au niveau de la rétine. Ces derniers communiquent avec l’horloge biologique interne et ce processus permet d’inhiber la sécrétion de mélatonine. Cette horloge peut être affectée par le moment de l’exposition au soleil, soit à son zénith ou à son crépuscule.
La durée d’exposition a des effets sur le cycle circadien. Par exemple, une exposition de 2 minutes ou d’une heure n’aura pas la même répercussion sur le système. De plus, l’intensité de la lumière affecte aussi le cycle. Pensons à l’éclairage brut d’une salle de gym versus celle tamisée d’une salle de massothérapie.
En effet, la lumière joue un très grand rôle dans le cycle circadien. L’exposition à une lumière de plus grande intensité telle que celle du jour (10000-25000 lux) comparée à un éclairage artificiel qui est beaucoup moins puissant tel que celui d’un édifice à bureaux (320-500 lux). À titre d’exemple, l’éclairage à la maison se situe autour de 50 lux. Pas étonnant qu’on sente le besoin de quitter le domicile afin d’être productif à lire ou à écrire.
La durée de l’exposition peut être variable. Par exemple, au Québec, nous nous situons à une latitude qui a pour effet, au courant de l’année et de changement de saison, à nous faire vivre un important changement de la durée d’exposition à la lumière du jour. Ceci a pour effet de nous faire ressentir une fatigue associée à la saison hivernale. En effet, chez certaines personnes le manque de luminosité peut s’exprimer par des troubles de l’humeur saisonniers, par exemple une dépression saisonnière.
Pour remédier à ce problème, l’exposition à une lumière vive venant d’une lampe faite pour la luminothérapie peut aider à compenser aux manques de lumière insuffisante de la saison. Le temps quotidien accordé à l’exposition de cette lumière est important. En effet, l’utilisation de la lampe pourrait affecter le cycle circadien et entraîner des effets contraires à ceux souhaités.
Toutefois, il est important de choisir le moment d’exposition à la lumière. Pour avoir un cycle circadien bien équilibré, il est important de favoriser une exposition à la lumière suffisante durant la journée et d’avoir une absence de lumière durant la nuit. Le contact de la lumière sur la rétine inhibe la sécrétion de mélatonine ce qui a pour effet de perturber le sommeil. En effet, lorsque les appareils électroniques (écrans d’ordinateur, télévision, tablette, téléphones intelligents, etc.) sont utilisés le soir ou la nuit, ils émettent une luminosité assez forte, de 5 à 50 lux, qui pourrait perturber le cycle circadien.
Récemment, une étude a établi qu’une période de lecture d’une durée de 3 à 4 heures avant d’aller se coucher sur une liseuse analogique produit plus de perturbations au sommeil qu’une période similaire passer à lire sur papier.
Or, lors du couché, chez certaines personnes, un éclairage de faible intensité, telles qu’une veilleuse ou une lumière indiquant la charge de votre cellulaire, peut être suffisant pour influencer négativement votre sommeil.
Bref, la lumière affecte inévitablement notre cycle de sommeil sans compter que la lumière émît par un appareil électronique (tablette de lecture, portable ou cellulaire) possède un lien avec la présence de symptôme d’insomnie la nuit. Le fait de ne pas dormir la nuit engendre de la somnolence le jour et engendre un dépassement considérable du rythme circadien. Pour prévenir ce genre de débalancement du rythme circadien, afin réduire la fatigue oculaire et facilite l’endormissement, il est grandement souhaité de minimiser l’utilisation de ces appareils avant d’aller se coucher en utilisant la fonctionnalité mode nuit ou éclairage nocturne, de devancer l’utilisation de ces appareils à une heure plus hâtive en soirée, ou opter pour un moyen plus ancestral tel qu’un livre…