De la naissance jusqu’à la fin de vie, les besoins de sommeil se modifient. Certaines périodes, surtout de la naissance à la fin de l’adolescence, en nécessitent plus.
Chez le nourrisson, la durée de sommeil moyenne varie entre 12 et 15 heures, de 10 et 13 heures chez l’enfant d’âge près scolaire et chez l’adulte, la quantité diminue entre 7 et 9 heures. Toutefois, ce sont des données approximatives, car étant tous unique, la quantité de sommeil peut varier d’un individu à un autre.
En vieillissant, de l’âge de la maturation, soit vers 18 ans, jusqu’à la mort, la qualité du sommeil se détériore graduellement, alors que la quantité de sommeil requise demeure relativement la même.
Chez l’enfant et la personne âgée, on peut constater qu’ils peuvent avoir plusieurs épisodes de sommeil. Ils ont plus tendance à faire des siestes afin de combler leurs besoins de sommeil. Tandis qu’à l’âge adulte, nous dormons d’un seul trait, sans nécessairement avoir besoin de faire de sieste pour combler nos besoins. Nous parlons ici d’un sommeil monophasique ce qui signifie d’une seule phase.
Le sommeil du fœtus jusqu’à la petite enfance
Vers la fin du 2e ou au début du 3e trimestre de la grossesse, les premiers signes de sommeil du fœtus sont visibles. Étonnamment, avec la maturation cérébrale du fœtus, nous constatons que ce dernier vit déjà différentes phases d’éveil et de sommeil, soit un sommeil tranquille, un sommeil actif, un sommeil indéterminé, qui n’est pas catégorisable selon les critères de sommeil, et un état d’éveil. Déjà, à cette étape de leur vie, nous pouvons dire que le sommeil est différent d’un individu à un autre. Graduellement avec le temps de gestation, le temps des périodes de sommeil change, le sommeil tranquille augmente, le sommeil indéterminé diminue, le sommeil actif ne change pas.
Ce qui est fantastique, durant les premiers balbutiements de vie du fœtus, c’est le lien entre son rythme cardiaque et circadien et le rythme circadien de sa mère. La mère influence, voire crée, le cycle du bébé de jour et de nuit.
Ensuite, une fois venu au monde, 6 à 12 semaines après la naissance, je suis heureux de vous apprendre, chers parents, que peu à peu le sommeil de votre bébé commence tranquillement à s’organiser. Son sommeil de nuit peut s’étendre jusqu’à 6 heures! Éventuellement, âgé de 3 à 4 mois, son rythme biologique sera plus stable avec un cycle d’éveil et de sommeil un peu plus régulier. Physiologiquement, vers l’âge de 6 mois, les stades de sommeil et d’éveil seront mieux définis.
Durant la première année, la maturation du cerveau est très prononcée et sera affectée par le rythme circadien et la production d’hormones de croissance. Le rythme circadien de l’enfant dépendrait de plusieurs facteurs soit biologiques et environnementaux. L’aspect biologique pourrait être le type d’alimentation. Par exemple, l’estrogène et le cortisol dans le lait maternel influencera son développement. D’autre part, l’aspect environnemental pourrait être l’horaire de l’alimentation qui serait faite sur demande du poupon ou à heures fixes par la mère.
Environnementalement parlant l’exposition ou l’absence d’exposition à la lumière affecterait le rythme circadien. Par exemple, une mère qui allaiterait son enfant avec une lumière tamisée dans la pièce aux petites heures du matin.
En effet, l’exposition ou l’absence d’exposition à la lumière peut affecter les rythmes circadiens endogènes du bébé. Cela signifie que le bébé crée son propre cycle circadien par ses hormones. Le fait d’être maintenu dans le noir le jour afin d’aider le sommeil ou la présence de lumière vive la nuit lors des allaitements peut chambouler le cycle circadien de bambin.
Le sommeil est important surtout durant la croissance soit de la naissance à l’adolescence.
En effet, le sommeil permet de produire, entre autres, l’hormone de croissance, plus connue sous le nom de GH (Grow Hormon). La production est particulièrement plus accentuée lors des stades de sommeil lent et profond qui sont respectivement les stades 3 et 4. Le rôle de ses stades lors du sommeil des jeunes est primordial pour que l’hormone de croissance soit produite en plus grande quantité afin de permettre une croissance et une maturation adéquate. En effet, cette hormone permet et accélère la formation de masse musculaire tout en favorisant la restauration des tissus cellulaires. Le manque de sommeil des jeunes en pleine croissance réduit la production de l’hormone et affecte le développement physique.
Sachez chers parents que selon la nomenclature, les besoins de vos enfants seront grands jusqu’à l’âge de 4 à 5 ans. Il sera important que tout au long du parcours du développement de votre enfant, d’instaurer une routine ou un « rituel » entourant l’heure du coucher. Malgré cette tache instaurée, des défis plus grands affecteront les plus petits.
Par exemple, il faudra bien planifier la fréquence des siestes. Choisir l’heure de la sieste afin qu’il soit épuisé pour l’heure du coucher. Bien entendu, ce n’est pas tous les enfants qui auront besoin de faire des siestes aux mêmes heures. Soyez à l’écoute de ses besoins. De plus, durant la nuit, de l’anxiété de séparation et de la peur de la noirceur peuvent survenir. Ce qui pourrait engendrer un refus d’aller au lit. Comment allez-vous réagir? En l’assistant, en favorisant un renforcement d’affectivité, d’amour, de présence et de sécurité. Mais le refus d’aller au lit peut aussi être causé parce qu’il n’est pas fatigué et… qu’il veut encore bouger pour dépenser de l’énergie! Le refus d’aller au lit peut être aussi affecté par des mauvais rêves, des cauchemars ou des énurésies qui sont la production d’urine durant la nuit involontairement et inconsciemment. De plus, l’enfant aura d’autres besoins biologiques à combler durant la nuit. Par exemple avoir besoin d’aller aux toilettes ou de s’abreuver.
Pour conclure, les jeunes jusqu’à maturité ont besoin de bien dormir, car durant ce temps-là l’hormone de croissance est sécrétée dans l’organisme. Ceci permet de développer, entre autres, la maturité cérébrale, la masse musculaire et de renouveler les tissus cellulaires.