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La vérité absolue de la science de la massothérapie

2. La vérité absolue de la science de la massothérapie

Les règles du jeu scientifique ont changé en massothérapie. Certains pensent que la science est une sorte de parole divine qui va nous donner la bonne réponse, quelle que soit la question. En fait, ce n’est pas le cas, puisqu’il y a en réalité plusieurs façons différentes d’observer une même problématique. Si elle est bien pensée et bien utilisée, la science permet de comprendre ce que l’on connait du monde réel. Cependant, la science ne dit pas ce que le réel doit être, c’est ce qui rend le débat très ardu.

Le fait que certains veulent enfermer la science dans des règles figées est exactement contraire à la pratique scientifique qui constitue à trouver les règles du jeu pendant qu’on joue. La massothérapie doit cependant se baser sur la connaissance des lois pour construire le futur. La massothérapie ne peut pas se permettre d’imaginer une nouvelle interaction avec de la vibration quantique (Lien ici), car nous ne pouvons pas construire le futur de notre société sur des gages qui sont trop risqués. Nous devons prendre en considération nos connaissances qui sont solides.

Est-ce que la massothérapie est bien sérieuse ou est-ce que c’est de la science orthodoxe? Est-elle une idée géniale ou une imposture?

À une époque où la massothérapie est en crise au Québec, c’est par ce type de questionnement que nous pouvons montrer où se situe certaines contradictions et comment nous pourrions espérer les résoudre.

La connaissance en massothérapie

Aujourd’hui, en massothérapie, il n’y a pas beaucoup de gens qui sont prêts à aller oser gérer la complexité. La complexité est d’admettre que les questions ne peuvent être résolues de façon radicale comme si on se référait à un dogme. Si on prend les aspects de la massothérapie dans leurs complexités, il y aura alors certains cas où il n’est vraiment pas simple et le choix est quasiment d’ordre arbitraire.

Je crois que la massothérapie est allée trop loin dans l’idée que toutes les connaissances que nous avons sont relatives à une culture, à un moment de l’histoire, à un contexte et je refuse l’idée que toutes les connaissances peuvent se défendre dans des terreaux qui leur donnent du sens ou que tout est relatif. Je crois sincèrement que c’est une idée qui a beaucoup affecté la massothérapie depuis plusieurs décennies et qui fait que les croyances et les connaissances ne se distinguent plus bien les uns des autres. D’autant plus qu’elle circule dans les mêmes canaux.

On retrouve ces informations canalisées sur le web et dans les médias, partageant des opinions, des croyances, des connaissances et des fake news. Ces informations se mélangent et finissent par se contaminer entre elles. Il est important que la massothérapie permette de distinguer les connaissances des croyances au sein de sa communauté.

À mon humble avis, pour l’instant, il y a deux raisons pour lesquelles le débat est mal engagé dans notre communauté. Premièrement, les gens qui ont des croyances sont généralement plus prosélytes que ceux qui ont des connaissances. Deuxièmement, nous avons tous beaucoup de connaissances scientifiques en massothérapie, mais il nous est difficile à dire pour l’ensemble de la communauté comment nous avons pu bâtir nos connaissances.

Comment savons-nous ce que nous savons? 

Ceux qui sont contre une connaissance ou qui la contestent en général, ont des arguments et si nous ne nous dotons pas d’arguments s’appuyant sur la connaissance et la science, nous allons être fragiles face aux gens qui ont la croyance.

Le problème du débat actuel est que nous avons une mauvaise connaissance de nos connaissances. Nous ne savons pas ce qui distingue les idées des croyances. Une meilleure maîtrise de notre connaissance vient apporter un élément qui fait qu’une position qui était tenable jusqu’à ce moment-là, en massothérapie, ne l’est plus.

La vérité absolue de la science de la massothérapie

Mais, alors… comment fait-on?

Il serait bien que la communauté de la massothérapie ne fasse pas semblant, que les membres de la communauté ne mentent pas et qu’on se dise que c’est réellement complexe. Je pense que lorsqu’on ne manipule pas les gens qu’on ne les prend pas pour des cons… la plupart du temps, ça fonctionne, mais il faut simplement investir un peu de temps.

Je pense que la communauté de la massothérapie doit cultiver, revendiquer et se battre afin d’avoir le droit de prendre sa propre voie. Peu importe le chemin emprunté, la massothérapie doit se permettre de cheminer autour de la route de la science de la santé. Même si ce n’est pas rentable, même s’il n’y a pas de retour de bénéfice immédiat, il est vital pour la massothérapie, d’être autre chose que ce qu’elle est présentement et c’est pour cela que je milite.

Ce texte est inspiré d’Aurélien Barrau et d’Étienne Klein.

Retour sur le premier article: 1. La massothérapie et la médecine au Québec

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