Jean Jaurès, expertise et expérience : savoir écouter une autre perspective en massothérapie
Jean Jaurès – « Les progrès de l’humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous. »
Cette citation attribuée à Jean Jaurès repose sur un paradoxe. Elle renverse momentanément les rôles que nous attribuons habituellement au savoir et à l’ignorance, à la raison et à la folie. Celui que l’on considère comme sage peut parfois se tromper, s’enfermer dans ses certitudes ou ne plus entendre ce qui remet en question sa manière de voir les choses. À l’inverse, une idée considérée au départ comme étrange, marginale ou simplement différente peut contenir quelque chose qui mérite d’être entendu.
Cette réflexion peut sembler très éloignée de la massothérapie. Pourtant, elle soulève une question fondamentale dans toute profession où une expertise rencontre l’expérience d’une autre personne : que se passe-t-il lorsque ce que le professionnel croit savoir ne correspond pas exactement à ce que la personne ressent?
Le massothérapeute possède des connaissances et des compétences qui ont leur importance. Il peut avoir étudié l’anatomie, la physiologie, différentes techniques de massage, les indications et les contre-indications, le toucher professionnel, la communication et la relation d’aide. L’expérience lui permet également de développer son jugement et sa capacité d’adaptation.
Mais la personne devant lui possède une connaissance à laquelle aucun professionnel ne peut accéder complètement : elle sait ce que cela fait d’habiter son propre corps.
La rencontre entre ces deux formes de connaissance constitue peut-être l’une des dimensions les plus intéressantes de la massothérapie.
La sagesse n'appartient pas toujours à celui qui possède le savoir
Nous associons naturellement l’expertise à une forme d’autorité.
Lorsqu’une personne consulte un professionnel, elle s’attend raisonnablement à ce que celui-ci possède des connaissances qu’elle ne possède pas elle-même. Cette asymétrie fait partie de la relation professionnelle. Si toutes les personnes possédaient exactement les mêmes connaissances et les mêmes compétences, il y aurait peu de raisons de consulter.
Mais l’expertise comporte un risque lorsqu’elle devient certitude.
Posséder davantage de connaissances sur un domaine ne signifie pas posséder toutes les informations nécessaires pour comprendre parfaitement une situation particulière.
Le professionnel peut connaître le fonctionnement général du corps humain.
Il ne connaît pas automatiquement l’expérience particulière de la personne qui se trouve devant lui.
Cette distinction est essentielle.
L’expertise devrait permettre au professionnel de mieux comprendre ce qu’il observe et ce qu’on lui communique. Elle ne devrait pas l’amener à croire qu’il peut remplacer l’expérience de l’autre par sa propre interprétation.
Expertise et expérience vécue : deux formes de connaissance
Pendant une séance de massage, deux formes de connaissance se rencontrent.
La première est la connaissance professionnelle.
Elle comprend notamment les connaissances anatomiques et physiologiques pertinentes à la pratique, les techniques apprises, l’expérience clinique, les principes de communication, les limites professionnelles et la capacité à reconnaître certaines situations qui demandent de la prudence ou une orientation vers une autre ressource.
La seconde est la connaissance vécue.
La personne sait où elle ressent une tension. Elle sait si une pression lui semble agréable, insuffisante ou excessive. Elle sait si une position devient inconfortable. Elle connaît certaines habitudes de son corps, son histoire et la manière dont elle vit les sensations qui apparaissent pendant la séance.
Ces deux connaissances ne sont pas interchangeables.
Le client n’a pas nécessairement les connaissances permettant d’expliquer la physiologie d’une sensation.
Le massothérapeute, de son côté, ne peut pas ressentir cette sensation à sa place.
Une pratique attentive ne cherche donc pas nécessairement à déterminer laquelle de ces connaissances doit gagner.
Elle cherche à les faire dialoguer.
Le corps étudié et le corps ressenti
On pourrait parler de deux perspectives sur un même corps.
Il y a d’abord le corps étudié.
C’est celui des livres d’anatomie, des formations, de la physiologie et des connaissances professionnelles. On y apprend les structures, les tissus, les mouvements et les différentes fonctions de l’organisme.
Puis il existe le corps ressenti.
C’est celui que la personne habite quotidiennement. Celui qui peut être confortable aujourd’hui et plus sensible demain. Celui qui possède une histoire, des préférences et des limites. Celui dont les sensations ne correspondent pas toujours parfaitement aux représentations que nous construisons à partir des connaissances générales.
Il ne s’agit évidemment pas de deux corps différents.
Ce sont deux perspectives sur une même réalité.
L’une permet d’étudier le corps humain.
L’autre permet à une personne de vivre son propre corps.
Une pratique professionnelle gagne à ne sacrifier ni l’une ni l’autre.
Une sensation peut être réelle sans que son explication soit certaine
Cette distinction permet également d’éviter une confusion importante.
Si une personne affirme ressentir une douleur, une tension ou un inconfort, le professionnel peut reconnaître cette expérience sans prétendre en connaître automatiquement la cause.
Dire :
« Je ressens quelque chose ici »
n’est pas la même affirmation que :
« Je sais exactement pourquoi je ressens quelque chose ici. »
Le client peut se tromper dans son interprétation.
Mais le professionnel peut lui aussi se tromper lorsqu’il interprète ce qu’il observe.
C’est pourquoi il faut distinguer la sensation de l’explication que l’on construit autour d’elle.
Cette prudence est particulièrement importante dans une profession dont le champ de pratique ne consiste pas à établir des diagnostics médicaux.
Le massothérapeute peut écouter, observer, adapter son intervention et reconnaître certaines situations nécessitant davantage de prudence. Il ne devrait pas transformer automatiquement ces observations en certitudes diagnostiques.
Questionner une interprétation sans nier une expérience
Il existe ici une nuance particulièrement importante.
Le professionnel peut remettre en question l’interprétation d’une sensation sans remettre en question l’existence de cette sensation.
Une personne peut par exemple être convaincue qu’une tension provient d’une cause précise. Le professionnel peut ne pas être en mesure de confirmer cette explication.
Il peut dire :
« Je comprends que vous ressentez cette tension, mais je ne peux pas déterminer avec certitude ce qui la cause. »
Cette réponse reconnaît simultanément deux choses.
L’expérience de la personne est respectée.
La limite de l’expertise professionnelle l’est également.
C’est très différent de répondre :
« Non, ce n’est pas ça que vous ressentez. »
Le premier énoncé ouvre un dialogue.
Le second risque de transformer l’expertise en invalidation.
Quand l'expertise devient trop certaine
L’expérience professionnelle peut apporter beaucoup de connaissances.
Mais elle peut également créer des automatismes.
Après avoir rencontré des centaines de personnes, un professionnel peut commencer à reconnaître certains schémas. Cette expérience peut être précieuse, car elle permet souvent de poser de meilleures questions et d’adapter plus rapidement une intervention.
Le danger apparaît lorsqu’un schéma devient une conclusion automatique.
« Lorsque je vois cela, c’est toujours à cause de ceci. »
« Les personnes qui ont cette tension ont nécessairement ce problème. »
« Je sais ce dont votre corps a besoin. »
Ce type de certitude peut devenir problématique.
Le corps humain possède suffisamment de variabilité pour que la prudence demeure nécessaire. Deux personnes peuvent présenter des sensations semblables et vivre des situations très différentes.
L’expérience devrait donc permettre de formuler de meilleures questions plutôt que de supprimer le besoin d’en poser.
Le client n'a pas toujours raison
Reconnaître l’expérience du client ne signifie pas transformer toutes ses interprétations en vérités.
Cette distinction est essentielle.
Une personne peut avoir lu une information inexacte sur Internet. Elle peut croire qu’une pression extrêmement forte est nécessaire pour qu’un massage soit efficace. Elle peut demander une intervention que le professionnel juge inappropriée ou qui dépasse son champ de pratique.
Écouter ne signifie pas obéir.
Le massothérapeute conserve sa responsabilité professionnelle.
Il doit pouvoir expliquer ses réserves, proposer une alternative ou refuser une demande lorsqu’elle ne correspond pas à une pratique qu’il considère appropriée.
Respecter l’autonomie de quelqu’un ne signifie donc pas abandonner son propre jugement professionnel.
Le professionnel n'a pas toujours raison non plus
L’inverse est tout aussi important.
La formation, l’expérience ou le titre professionnel ne rendent pas quelqu’un infaillible.
Un massothérapeute peut mal comprendre une demande.
Il peut choisir une pression qui ne convient pas à la personne.
Il peut interpréter trop rapidement une réaction.
Il peut avoir appris une explication qui a depuis été remise en question.
Il peut simplement faire une erreur.
Le professionnalisme ne consiste pas à nier cette possibilité.
Il consiste en partie à créer une pratique suffisamment souple pour pouvoir corriger le chemin lorsqu’une nouvelle information apparaît.
Si un client dit :
« Cette pression est trop forte »,
la réponse professionnelle n’est pas :
« Pourtant, elle devrait être correcte. »
L’information importante vient d’arriver.
La pression est trop forte pour cette personne, à ce moment-là.
L’intervention doit pouvoir s’adapter.
Écouter ne signifie pas nécessairement être d'accord
Nous confondons parfois écoute et approbation.
Pourtant, il est possible d’écouter attentivement quelqu’un et d’arriver à une conclusion différente.
Dans une relation professionnelle, cette capacité est précieuse.
Le client peut vouloir quelque chose que le massothérapeute ne souhaite pas ou ne peut pas offrir.
Le massothérapeute peut proposer une approche que le client ne souhaite pas recevoir.
Ces situations ne signifient pas nécessairement que quelqu’un manque de respect à l’autre.
Elles indiquent simplement qu’une discussion est nécessaire.
Une bonne relation professionnelle n’est pas une relation dans laquelle tout le monde est toujours d’accord.
C’est une relation dans laquelle le désaccord peut être exprimé sans que la dignité, l’autonomie ou le respect disparaissent.
Le désaccord peut apporter de l'information
Un désaccord peut même devenir utile.
Lorsqu’une personne refuse une proposition, elle nous apprend quelque chose sur ses préférences ou ses limites.
Lorsqu’un professionnel refuse une demande, il peut expliquer quelque chose sur son cadre de pratique.
Le désaccord oblige parfois les deux personnes à préciser ce qu’elles veulent dire.
Pourquoi cette pression est-elle importante pour le client?
Pourquoi le professionnel préfère-t-il une autre approche?
Qu’est-ce que la personne recherche réellement?
Existe-t-il une solution différente qui pourrait respecter à la fois son objectif et le jugement professionnel du massothérapeute?
Le désaccord devient alors moins une confrontation qu’une source d’information.
Le consentement permet à l'expérience de modifier l'intervention
Le consentement est probablement l’un des meilleurs exemples de rencontre entre expertise et expérience personnelle.
Le professionnel peut proposer.
La personne peut accepter.
Mais elle peut également modifier son choix.
Une technique qui semblait acceptable avant le début de la séance peut devenir inconfortable. Une pression peut devoir être ajustée. Une région peut finalement ne pas être travaillée.
Le consentement n’est donc pas seulement une permission donnée une fois.
Il doit pouvoir évoluer avec l’expérience.
Cette possibilité est fondamentale parce que personne ne peut prédire parfaitement ce qu’il ressentira avant qu’une intervention commence.
Le corps vécu apporte continuellement de nouvelles informations.
Une pratique attentive doit pouvoir les recevoir.
L'expertise devrait augmenter la capacité d'écoute
Il serait paradoxal que plus un professionnel développe ses connaissances, moins il ait besoin d’écouter.
On pourrait presque défendre l’idée inverse.
Plus une personne apprend sur la complexité du corps humain, plus elle devrait comprendre pourquoi les situations individuelles demandent de la prudence.
La connaissance devrait donc augmenter la qualité des questions.
Elle devrait permettre de distinguer ce que l’on sait de ce que l’on suppose.
Elle devrait rendre plus facile la phrase :
« Je ne sais pas. »
Elle devrait également permettre de reconnaître plus rapidement qu’une situation dépasse son champ de compétence.
La véritable expertise n’est peut-être pas celle qui possède une réponse pour tout.
C’est celle qui sait jusqu’où ses réponses peuvent aller.
Le progrès professionnel demande de pouvoir changer d'avis
La citation attribuée à Jean Jaurès parle de progrès.
Cette notion mérite d’être conservée.
Une profession ne progresse pas simplement parce qu’elle accumule davantage de techniques.
Elle progresse aussi lorsqu’elle devient capable de remettre certaines habitudes en question.
Les connaissances scientifiques évoluent. Les normes professionnelles changent. La compréhension du consentement s’approfondit. La manière de parler du corps peut évoluer. Certaines explications autrefois populaires peuvent perdre leur crédibilité tandis que de nouvelles connaissances apparaissent.
Le professionnel qui refuse toute remise en question risque donc de transformer son expérience en rigidité.
À l’inverse, changer d’avis devant de meilleures informations n’efface pas nécessairement l’expérience passée.
Cela peut simplement signifier que cette expérience a été intégrée dans une compréhension plus complète.
Écouter les clients peut également faire évoluer une pratique
Les formations et les publications professionnelles ne sont pas les seules sources d’apprentissage.
Les clients enseignent également quelque chose au professionnel.
Non pas parce qu’ils lui enseigneraient nécessairement l’anatomie ou la physiologie, mais parce qu’ils lui montrent la diversité des expériences humaines.
Une même approche peut être appréciée par une personne et moins bien reçue par une autre.
Une formulation qui semblait parfaitement claire peut être mal comprise.
Une position que le professionnel considérait comme confortable peut ne pas l’être pour quelqu’un.
Une habitude de pratique peut devoir être adaptée à une situation qui n’avait pas été anticipée.
Écouter ces expériences permet progressivement de développer une pratique plus nuancée.
Le professionnel ne perd pas son expertise en écoutant.
Il lui donne davantage de contexte.
L'expérience individuelle ne remplace toutefois pas les connaissances
Il faut également éviter l’excès inverse.
Si une personne affirme qu’une intervention lui a fait beaucoup de bien, cette expérience mérite d’être reconnue.
Mais une expérience individuelle ne permet pas nécessairement de conclure que la même intervention produira le même résultat chez tout le monde.
De la même manière, si une personne rapporte une expérience négative, cela ne démontre pas nécessairement que l’approche est universellement mauvaise.
L’expérience vécue est une information importante.
Elle n’est pas automatiquement une preuve générale.
Cette distinction permet de respecter les personnes sans abandonner l’esprit critique.
Entre autorité et complaisance
Une relation professionnelle équilibrée doit donc éviter deux extrêmes.
Le premier est l’autoritarisme :
« Je suis le professionnel, donc je sais ce qui est bon pour vous. »
Le second est la complaisance :
« Vous êtes le client, donc je dois faire exactement ce que vous demandez. »
Aucune de ces positions n’est satisfaisante.
Entre les deux existe un espace beaucoup plus intéressant.
Le professionnel apporte ses compétences.
Le client apporte son expérience, ses préférences, ses objectifs et son consentement.
Les deux communiquent.
Les deux peuvent poser des limites.
Et l’intervention se construit à l’intérieur de cet espace commun.
La confiance ne devrait pas exiger l'abandon de son jugement
Lorsqu’une personne consulte un professionnel, elle lui accorde une certaine confiance.
Mais faire confiance ne signifie pas renoncer à son propre jugement.
Un client devrait pouvoir poser une question sans craindre d’offenser.
Il devrait pouvoir dire qu’une pression ne lui convient pas.
Il devrait pouvoir demander pourquoi une technique est proposée.
Il devrait pouvoir changer d’avis.
Inversement, le professionnel devrait pouvoir expliquer pourquoi il refuse une demande ou pourquoi il recommande de consulter une autre ressource.
La confiance la plus saine n’est donc pas nécessairement celle où personne ne questionne rien.
C’est celle où les questions peuvent être posées sans fragiliser la relation.
Le corps de la personne demeure son territoire
Cette idée mérite d’être rappelée dans toute profession utilisant le toucher.
Le professionnel peut connaître l’anatomie.
Il peut posséder une excellente technique.
Il peut avoir des années d’expérience.
Mais cette compétence ne lui donne jamais la propriété du corps sur lequel il intervient.
La personne conserve son autonomie.
Elle peut définir certaines limites.
Elle peut décider qu’une région ne sera pas travaillée.
Elle peut demander une modification.
Elle peut interrompre la séance.
Le savoir professionnel permet d’intervenir avec davantage de compétence.
Il ne transfère jamais au professionnel l’autorité ultime sur le corps de l’autre.
La massothérapie à Montréal : faire dialoguer connaissance et expérience
Cette rencontre entre expertise et expérience peut se retrouver dans différentes démarches de massothérapie à Montréal. Qu’une personne recherche un massage thérapeutique pour porter une attention particulière à certaines tensions ou certains inconforts, un massage sportif pour accompagner son entraînement et sa récupération, un massage de relaxation pour s’accorder un moment de ralentissement, un massage adapté à la femme enceinte ou encore un drainage lymphatique manuel, la séance devrait pouvoir s’adapter à la personne qui la reçoit.
Cette adaptation commence par l’écoute.
Elle se poursuit dans la communication pendant la séance.
La pression, le rythme, le positionnement, les régions travaillées et certaines modalités peuvent devoir être adaptés en fonction des objectifs, des préférences et des réactions de la personne, dans les limites d’une pratique professionnelle appropriée.
Le rôle du massothérapeute n’est donc ni de simplement exécuter une demande ni d’imposer son interprétation.
Il consiste à mettre ses connaissances au service d’une rencontre où l’autre personne demeure participante.
La compétence qui sait encore écouter
La citation attribuée à Jean Jaurès nous rappelle que le progrès peut parfois commencer lorsqu’une certitude accepte de faire une place à une autre perspective.
Cette idée possède une résonance particulière dans une profession consacrée au corps.
Le professionnel peut étudier le corps humain pendant des années.
Il peut approfondir son anatomie, sa physiologie et ses techniques.
Il peut accumuler de l’expérience.
Mais il restera toujours quelque chose qu’il ne pourra pas apprendre dans un manuel : ce que cela fait d’habiter le corps de la personne qui se trouve devant lui.
C’est cette personne qui ressent la pression.
C’est elle qui connaît son confort.
C’est elle qui peut dire qu’une position ne lui convient pas.
C’est elle qui peut accepter ou refuser.
Et c’est le professionnel qui doit apporter à cette expérience les connaissances, le jugement et les limites nécessaires à une pratique responsable.
Il ne s’agit donc pas de choisir entre expertise et expérience.
Il s’agit de comprendre ce que chacune peut apporter.
La connaissance sans écoute risque de devenir certitude.
L’écoute sans discernement risque de devenir complaisance.
Entre les deux se trouve une relation beaucoup plus riche : une relation dans laquelle le professionnel sait, questionne, explique et propose, tandis que la personne ressent, répond, choisit et participe.
Peut-être est-ce là l’une des formes les plus utiles de sagesse professionnelle : posséder suffisamment de connaissances pour pouvoir aider, mais conserver suffisamment d’humilité pour continuer à écouter.