Inspiré d'Einstein, découvrez comment les préjugés liés à l'âge, au corps et à la douleur influencent la perception de la santé et la massothérapie.
Comprendre les biais cognitifs, les stéréotypes et les jugements hâtifs pour favoriser une approche plus attentive, individualisée et respectueuse en massothérapie.
Citation attribuée à Albert Einstein :
« Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé. »
Pourquoi est-il parfois si difficile de remettre en question nos préjugés?
Nous aimons généralement croire que nos opinions reposent sur des observations objectives et des raisonnements réfléchis. Pourtant, nos jugements sont régulièrement influencés par nos expériences, nos croyances, notre environnement culturel et les informations auxquelles nous avons été exposés.
Il suffit parfois d’observer une personne pendant quelques secondes pour lui attribuer certaines caractéristiques : elle semble en bonne santé, paraît sportive, paraît fragile ou donne l’impression de ne pas souffrir.
Ces premières impressions peuvent être utiles dans certaines situations, mais elles ne constituent pas des connaissances suffisantes pour comprendre l’état de santé ou l’expérience personnelle d’un individu.
La citation « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé », traditionnellement attribuée à Albert Einstein, illustre avec force la résistance que peuvent opposer certaines croyances à leur remise en question.
L’image est frappante : une transformation physique extrêmement complexe serait parfois plus accessible que l’abandon d’une idée profondément ancrée.
Dans le domaine de la santé, cette réflexion possède une importance particulière.
Les préjugés peuvent influencer la manière dont une personne est accueillie, les questions qui lui sont posées, la crédibilité accordée à ses symptômes et les interventions qui lui sont proposées.
En massothérapie, où le professionnel intervient directement auprès du corps humain, la capacité à distinguer les observations des suppositions constitue une compétence essentielle.
La citation attribuée à Einstein nous invite ainsi à une démarche de vigilance : avant de chercher à comprendre le corps d’une personne, il faut parfois commencer par remettre en question les idées que nous entretenons à son sujet.
Albert Einstein : la connaissance ne suffit pas toujours à transformer les croyances
Albert Einstein (1879-1955) est principalement connu pour ses contributions majeures à la physique théorique, notamment ses travaux sur la relativité.
Son nom est également associé à de nombreuses réflexions sur la connaissance, l’imagination et la pensée critique.
La formule « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé » circule largement sous son nom, mais son attribution exacte demeure incertaine en l’absence d’une référence primaire clairement établie.
Il est donc préférable de la présenter comme une citation attribuée à Einstein plutôt que comme une déclaration historiquement authentifiée.
Cette précaution correspond d’ailleurs parfaitement à son thème.
Une affirmation peut sembler crédible simplement parce qu’elle est associée à une personnalité célèbre. Pourtant, cette association ne suffit pas à en garantir l’authenticité.
Nous retrouvons ici une première illustration du problème des préjugés : la réputation d’une personne peut influencer notre appréciation d’une information avant même que nous ayons vérifié sa provenance.
Dans le contexte de la santé, une démarche rigoureuse exige de reconnaître cette tendance.
L’autorité, l’expérience et les connaissances professionnelles sont importantes, mais elles ne dispensent jamais de vérifier les faits ni de réviser ses conclusions lorsque de nouvelles informations apparaissent.
Qu'est-ce qu'un préjugé et comment influence-t-il notre perception de la santé?
Un préjugé correspond généralement à une opinion ou à une attitude formée à l’égard d’une personne ou d’un groupe sans examen suffisant de sa situation individuelle.
Il peut être favorable, défavorable ou apparemment neutre.
Les stéréotypes, quant à eux, sont des croyances généralisées concernant les caractéristiques supposées d’un groupe.
Ces notions sont liées, mais elles ne sont pas parfaitement interchangeables.
Un préjugé peut influencer notre manière d’interpréter les comportements, les paroles et l’apparence d’autrui.
Par exemple, une personne présentant une musculature développée peut être spontanément considérée comme particulièrement résistante à la douleur.
Une personne âgée peut être perçue comme nécessairement fragile.
Une personne ayant une silhouette plus volumineuse peut être présumée inactive.
Aucune de ces conclusions ne peut être établie à partir de l’apparence seule.
La citation attribuée à Einstein prend ici tout son sens : lorsqu’une croyance est profondément installée, nous pouvons avoir tendance à l’appliquer à une nouvelle personne sans vérifier si elle correspond réellement à sa situation.
En massothérapie, cette tendance peut nuire à la personnalisation de l’intervention.
Le professionnel doit donc reconnaître que les caractéristiques visibles ne constituent qu’une partie des informations pertinentes.
Les besoins, les préférences, les antécédents de santé et l’expérience vécue par le client doivent également être pris en considération.
Les biais cognitifs : pourquoi notre première impression peut nous tromper
Les préjugés ne constituent pas les seuls mécanismes susceptibles d’influencer notre jugement.
Les biais cognitifs correspondent à certaines tendances systématiques dans le traitement de l’information.
Ils peuvent affecter nos décisions même lorsque nous cherchons sincèrement à être objectifs.
La métaphore de l’atome et du préjugé devient particulièrement pertinente lorsqu’on comprend que certaines erreurs de jugement peuvent persister malgré l’accumulation de connaissances.
Le biais de confirmation : chercher ce qui nous donne raison
Le biais de confirmation correspond à la tendance à privilégier les informations qui soutiennent une croyance déjà présente.
Un professionnel convaincu qu’une personne souffre principalement de tensions musculaires pourrait, par exemple, accorder davantage d’attention aux renseignements qui confirment cette hypothèse et négliger des éléments qui inviteraient à envisager une autre explication.
Cette situation illustre l’importance de ne pas confondre une hypothèse de travail avec un diagnostic.
En massothérapie, le praticien doit demeurer attentif aux informations nouvelles et reconnaître les situations qui nécessitent une évaluation médicale.
L'effet de halo : une caractéristique influence notre jugement global
L’effet de halo se produit lorsqu’une impression favorable ou défavorable concernant une caractéristique influence notre évaluation d’autres aspects d’une personne.
Une apparence sportive peut ainsi conduire à surestimer la condition physique générale d’un individu.
Inversement, une apparence jugée moins athlétique peut susciter des suppositions injustifiées sur ses habitudes de vie.
La citation d’Einstein nous rappelle ici qu’une impression familière peut être difficile à abandonner, même lorsqu’elle ne repose sur aucune information suffisante.
Le biais d'ancrage : accorder trop d'importance à la première information
Le biais d’ancrage apparaît lorsqu’une première information exerce une influence disproportionnée sur les jugements suivants.
Par exemple, si un client mentionne initialement qu’il travaille de longues heures devant un ordinateur, le professionnel pourrait être tenté d’attribuer automatiquement tous ses inconforts à sa posture de travail.
Or, cette information ne permet pas à elle seule d’expliquer l’ensemble de ses symptômes.
Une démarche attentive nécessite de considérer les autres renseignements disponibles et de reconnaître les limites de l’interprétation.
Peut-on éliminer complètement les biais cognitifs?
Il serait irréaliste de prétendre que la formation ou l’expérience permet d’éliminer tous les biais.
En revanche, certaines pratiques peuvent contribuer à limiter leur influence : poser des questions ouvertes, vérifier les hypothèses, documenter les informations pertinentes et demeurer disposé à modifier son jugement.
La difficulté à « désintégrer un préjugé » ne doit donc pas conduire au découragement.
Elle rappelle plutôt que l’esprit critique exige un effort continu.
Peut-on juger de la santé d'une personne à son apparence physique?
L’un des préjugés les plus fréquents consiste à considérer que l’apparence extérieure reflète directement l’état de santé.
Cette croyance peut prendre différentes formes.
Une personne mince serait nécessairement en bonne santé. Une personne musclée serait forcément forte et sans douleur. Une personne dont le corps présente certaines particularités physiques serait automatiquement limitée dans ses activités.
Ces conclusions sont excessivement simplificatrices.
L’état de santé dépend de nombreux facteurs qui ne sont pas tous visibles.
Certaines personnes vivent avec des maladies chroniques sans présenter de signes extérieurs évidents.
D’autres possèdent une apparence athlétique tout en éprouvant des douleurs persistantes, des troubles du sommeil ou des problèmes de santé particuliers.
La citation attribuée à Einstein nous invite ici à reconnaître la puissance des associations automatiques.
Lorsque nous avons appris à associer certaines apparences à la santé, il peut devenir difficile de considérer des situations qui contredisent cette représentation.
Pourtant, une observation visuelle ne remplace pas les informations obtenues auprès de la personne ni les évaluations réalisées par les professionnels compétents.
En massothérapie, l’apparence peut parfois fournir des renseignements pertinents, mais elle ne permet pas de poser un diagnostic ni de déterminer à elle seule les techniques appropriées.
La morphologie révèle-t-elle réellement la condition physique?
La diversité des morphologies humaines est considérable.
Les personnes présentent des différences de taille, de composition corporelle, de proportions et de répartition des tissus.
Ces caractéristiques peuvent être influencées par des facteurs biologiques, environnementaux et comportementaux.
Cependant, elles ne permettent pas de déduire automatiquement le niveau d’activité physique, la force musculaire ou la tolérance à l’effort.
Une personne ayant une silhouette plus volumineuse peut pratiquer régulièrement une activité physique.
Une personne mince peut présenter une faible condition musculaire.
Une personne possédant une musculature développée peut également éprouver des limitations fonctionnelles.
La formule « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé » prend ici une dimension sociale importante.
Les jugements liés à la morphologie peuvent être profondément enracinés dans les représentations collectives.
En massothérapie, ils ne devraient pas déterminer la qualité de l’accueil ni conduire à des commentaires non sollicités sur l’apparence.
L’intervention doit plutôt être adaptée aux besoins réels, au confort et aux caractéristiques pertinentes pour la sécurité de la séance.
Les préjugés liés à l'âge : toutes les personnes âgées sont-elles fragiles?
L’âge constitue une information importante dans certains contextes de santé, mais il ne permet pas de résumer les capacités d’une personne.
Deux individus du même âge peuvent présenter des niveaux très différents de mobilité, de force, d’endurance et d’autonomie.
Certaines personnes âgées demeurent physiquement actives et participent à des activités exigeantes.
D’autres présentent des limitations nécessitant des adaptations particulières.
Il serait donc inapproprié de supposer qu’une personne âgée doit nécessairement recevoir un massage extrêmement léger ou qu’elle ne peut tolérer aucune mobilisation.
À l’inverse, il serait tout aussi imprudent de présumer qu’une personne jeune ne présente aucun facteur de risque.
La citation attribuée à Einstein nous rappelle que les catégories générales peuvent devenir des préjugés lorsqu’elles remplacent l’évaluation individuelle.
Les connaissances sur le vieillissement permettent d’identifier certaines tendances et certains risques.
Elles ne doivent toutefois pas conduire à traiter toutes les personnes âgées comme si elles présentaient les mêmes besoins.
En massothérapie, l’âge doit être considéré parmi plusieurs renseignements pertinents, sans devenir l’unique critère de décision.
La douleur invisible : pourquoi les apparences peuvent être trompeuses
La douleur constitue un exemple particulièrement important des limites du jugement fondé sur l’apparence.
Une personne peut éprouver une douleur importante sans présenter de manifestation extérieure évidente.
À l’inverse, une réaction corporelle spectaculaire ne permet pas toujours de déterminer précisément l’origine ou l’intensité d’un problème.
La douleur est une expérience personnelle influencée par des mécanismes biologiques, psychologiques et sociaux.
Selon la définition révisée de l’Association internationale pour l’étude de la douleur, elle constitue une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou ressemblant à celle associée à une telle lésion.
Cette définition rappelle notamment que la douleur ne peut être réduite à une simple mesure des dommages corporels.
La citation attribuée à Einstein trouve ici une application directe.
Le préjugé selon lequel une douleur devrait toujours être visible ou proportionnelle à une blessure identifiable peut persister malgré les connaissances contemporaines sur les mécanismes douloureux.
Dans une relation thérapeutique, cette croyance peut conduire à minimiser l’expérience d’une personne.
Le massothérapeute doit donc écouter les descriptions du client, reconnaître la réalité de son expérience et éviter de tirer des conclusions diagnostiques qui dépassent ses compétences.
Le fait qu’une douleur ne soit pas visible ne signifie pas qu’elle soit imaginaire.
Les maladies chroniques et les handicaps : éviter les généralisations
Les personnes vivant avec une maladie chronique ou une situation de handicap peuvent rencontrer des préjugés concernant leurs capacités, leur autonomie ou leurs besoins.
Certaines limitations sont visibles, tandis que d’autres ne le sont pas.
Il serait donc inapproprié de considérer qu’une personne présentant un diagnostic particulier possède nécessairement les mêmes restrictions qu’une autre personne vivant avec cette condition.
La citation d’Einstein nous invite ici à distinguer les connaissances générales des conclusions individuelles.
Un diagnostic peut fournir des renseignements importants concernant certaines précautions.
Cependant, il ne décrit pas à lui seul l’ensemble de l’expérience, des capacités et des préférences de la personne.
En massothérapie, certaines conditions peuvent nécessiter une adaptation de la pression, de la position, de la durée ou des techniques utilisées.
D’autres situations peuvent justifier de reporter une séance ou d’obtenir un avis médical.
Ces décisions doivent reposer sur des informations pertinentes et sur les limites professionnelles, plutôt que sur des suppositions générales.
Une approche respectueuse consiste également à éviter les attitudes paternalistes.
La personne demeure un partenaire actif dans les décisions qui concernent son corps.
Les préjugés concernant la massothérapie elle-même
Les préjugés ne concernent pas uniquement les personnes qui reçoivent un massage.
Ils peuvent également influencer les croyances entourant les techniques et leurs effets.
Certaines idées sont particulièrement répandues.
Par exemple, il arrive que l’on considère qu’un massage doit nécessairement être douloureux pour être efficace.
D’autres personnes croient qu’une pression plus forte produit automatiquement de meilleurs résultats ou qu’un massage permet d’éliminer des toxines accumulées dans les muscles.
Ces affirmations ne devraient pas être acceptées sans examen critique.
L’intensité appropriée dépend notamment de l’objectif, de la tolérance et de la situation individuelle.
Une pression excessive peut être désagréable et ne garantit pas un meilleur résultat.
De même, les affirmations selon lesquelles le massage éliminerait directement des toxines ne reposent pas sur une démonstration scientifique générale suffisante.
La citation attribuée à Einstein devient ici particulièrement pertinente.
Une croyance répétée pendant plusieurs années peut sembler évidente simplement parce qu’elle est familière.
Pourtant, la popularité d’une explication ne constitue pas une preuve de son exactitude.
Le professionnel doit pouvoir distinguer les connaissances établies, les hypothèses plausibles et les affirmations insuffisamment démontrées.
Cette démarche contribue à préserver la crédibilité de la massothérapie.
Comment l'écoute active aide-t-elle à remettre en question les suppositions?
Lorsqu’un professionnel accueille un client, il possède certaines connaissances générales sur l’anatomie, la physiologie et les techniques de massage.
Cependant, il ne connaît pas encore l’ensemble de l’expérience vécue par cette personne.
C’est pourquoi l’écoute active et l’anamnèse occupent une place importante dans une démarche individualisée.
Poser des questions ouvertes permet de recueillir des renseignements qui ne seraient pas accessibles à partir de l’apparence.
Une personne peut expliquer depuis combien de temps elle ressent un inconfort, ce qui semble l’aggraver, les activités qu’elle souhaite poursuivre et les techniques qu’elle préfère éviter.
Ces informations peuvent remettre en question certaines premières impressions.
La citation d’Einstein nous rappelle que les préjugés peuvent résister aux faits.
L’écoute active ne garantit pas leur disparition, mais elle crée des occasions de confronter nos suppositions à l’expérience réelle du client.
Une question simple comme « Qu’aimeriez-vous améliorer dans votre confort quotidien? » peut être plus utile qu’une affirmation fondée sur l’apparence ou l’âge.
Le professionnel doit également reconnaître que les informations recueillies peuvent justifier une adaptation de l’intervention ou une orientation vers un autre professionnel de la santé.
Écouter ne consiste pas seulement à recueillir des renseignements.
Cela implique aussi d’accepter que la réponse du client puisse être différente de ce que nous avions anticipé.
L'importance de reconnaître les limites de son expertise
Les connaissances professionnelles permettent de prendre des décisions plus éclairées, mais elles ne rendent personne infaillible.
Un massothérapeute expérimenté peut encore commettre une erreur d’interprétation ou être influencé par ses habitudes.
La citation attribuée à Einstein souligne précisément cette difficulté : les croyances anciennes peuvent résister, même lorsque nous possédons de nouvelles connaissances.
Reconnaître les limites de son expertise ne constitue donc pas un signe d’incompétence.
Il s’agit d’une composante de la responsabilité professionnelle.
Le massothérapeute doit distinguer les observations pertinentes, les informations rapportées par le client et les conclusions qui nécessiteraient une évaluation médicale.
Il ne devrait pas présenter une hypothèse comme un diagnostic établi.
Il doit également reconnaître les situations dans lesquelles une intervention dépasse ses compétences ou pourrait présenter des risques.
Cette prudence permet de préserver une relation professionnelle fondée sur la confiance et la transparence.
Formation continue et esprit critique : apprendre à réviser ses convictions
La formation continue joue un rôle important dans le développement des compétences professionnelles.
Elle permet d’approfondir les connaissances, de découvrir de nouvelles approches et de mieux comprendre certaines situations cliniques.
Cependant, accumuler des formations ne suffit pas à garantir la qualité du raisonnement.
Il faut également apprendre à examiner les affirmations, à reconnaître les limites des études et à modifier certaines pratiques lorsque les connaissances évoluent.
La citation « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé » constitue ici un rappel particulièrement pertinent.
Il peut être difficile d’abandonner une technique ou une explication à laquelle nous avons longtemps accordé de l’importance.
Cette difficulté peut être renforcée lorsque la croyance fait partie de notre identité professionnelle.
Pourtant, la crédibilité d’un praticien ne dépend pas de sa capacité à défendre toutes ses convictions initiales.
Elle repose aussi sur sa disposition à apprendre, à reconnaître les incertitudes et à adapter ses interventions.
L’esprit critique ne consiste pas à rejeter systématiquement les pratiques existantes.
Il consiste à examiner leur pertinence à la lumière des connaissances disponibles et des besoins de chaque personne.
Le respect, la confidentialité et le consentement en massothérapie
Les préjugés peuvent également influencer la manière dont une personne se sent accueillie et respectée.
Un commentaire sur l’apparence, une supposition concernant ses habitudes de vie ou une attitude fondée sur son âge peut créer un malaise, même lorsque le professionnel n’avait pas l’intention de blesser.
La citation attribuée à Einstein nous rappelle que nos croyances peuvent avoir des conséquences concrètes sur nos comportements.
Dans le contexte de la massothérapie, une approche professionnelle devrait notamment reposer sur le respect de la dignité, la confidentialité et le consentement éclairé.
Le client doit pouvoir communiquer ses préférences et ses limites sans craindre d’être jugé.
Le choix des régions massées, la pression utilisée et les adaptations nécessaires doivent faire l’objet d’une communication appropriée.
Le consentement doit demeurer libre et peut être retiré à tout moment.
La confidentialité contribue également à protéger la confiance nécessaire à la communication de renseignements personnels.
Ces principes ne permettent pas d’éliminer tous les préjugés, mais ils établissent un cadre professionnel dans lequel les décisions doivent être guidées par les besoins et les droits de la personne.
WCL Massothérapie à Montréal : une approche fondée sur les besoins individuels
Chez WCL Massothérapie, à Montréal, une approche personnalisée implique de considérer chaque client comme une personne possédant sa propre histoire, ses objectifs et ses préférences.
Les besoins d’un sportif, d’une personne âgée, d’un client vivant avec une maladie chronique ou d’une personne recherchant simplement un moment de relaxation peuvent être très différents.
Cependant, ces catégories ne suffisent pas à déterminer automatiquement l’intervention appropriée.
La communication, le questionnaire de santé et l’adaptation des techniques permettent de mieux comprendre la situation individuelle.
La citation attribuée à Albert Einstein nous rappelle que les premières impressions peuvent être trompeuses.
Une approche attentive consiste donc à éviter les conclusions hâtives et à reconnaître que l’expérience du client demeure essentielle à la compréhension de ses besoins.
Les personnes souhaitant découvrir les services proposés peuvent consulter la page Massage première visite à Montréal.
Cette première rencontre permet notamment de préciser les attentes, de discuter des précautions pertinentes et de déterminer si le massage envisagé convient à la situation.
L’objectif n’est pas de prétendre connaître une personne à partir de son apparence, mais de proposer une intervention respectueuse, réaliste et adaptée.
Conclusion : remettre en question nos préjugés pour mieux comprendre les autres
« Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé. »
Cette formule attribuée à Albert Einstein exprime une difficulté profondément humaine : nous pouvons acquérir de nouvelles connaissances tout en demeurant attachés à certaines croyances anciennes.
Dans le domaine de la santé, les conséquences de cette résistance peuvent être importantes.
Les préjugés liés à l’âge, à l’apparence physique, à la douleur ou aux maladies peuvent influencer la manière dont une personne est perçue et accompagnée.
Les biais cognitifs peuvent également orienter nos décisions sans que nous en ayons pleinement conscience.
En massothérapie, reconnaître ces mécanismes permet de mieux distinguer les observations des suppositions.
L’écoute active, la vérification des informations, la formation continue et le respect des limites professionnelles contribuent à une démarche plus rigoureuse.
Il ne s’agit pas de prétendre qu’un professionnel peut devenir parfaitement objectif.
Il s’agit plutôt de reconnaître que toute première impression peut être incomplète et que toute croyance mérite parfois d’être réexaminée.
La véritable ouverture d’esprit ne consiste pas à ne jamais avoir de préjugés, mais à accepter de les reconnaître et de les remettre en question lorsqu’ils risquent de nous empêcher de comprendre une personne.
Dans cette perspective, la citation attribuée à Einstein demeure particulièrement actuelle.
Désintégrer un atome relève de la physique. Remettre en question un préjugé relève d’un travail intellectuel, relationnel et éthique qui doit se poursuivre tout au long de la vie.
Questions fréquentes sur les préjugés en santé et en massothérapie
Qu'est-ce qu'un préjugé en santé?
Un préjugé en santé correspond à une opinion ou à une attitude insuffisamment fondée concernant une personne ou un groupe, pouvant influencer la manière dont ses besoins, ses symptômes ou ses capacités sont interprétés.
Quelle est la différence entre un préjugé et un biais cognitif?
Un préjugé concerne notamment une opinion ou une attitude préconçue. Un biais cognitif correspond à une tendance systématique dans le traitement de l’information. Les deux peuvent interagir, mais ils ne désignent pas exactement le même phénomène.
Peut-on déterminer l'état de santé d'une personne à son apparence?
Non. L’apparence peut parfois fournir certaines informations, mais elle ne permet pas d’établir à elle seule l’état de santé général, la présence d’une maladie ou les capacités fonctionnelles d’une personne.
Une personne qui ne manifeste pas sa douleur peut-elle réellement souffrir?
Oui. La douleur est une expérience personnelle qui ne se manifeste pas toujours par des signes extérieurs évidents. L’absence de réaction visible ne permet pas de conclure à l’absence de douleur.
Pourquoi le questionnaire de santé est-il important avant un massage?
Il permet de recueillir des renseignements pertinents concernant les antécédents, les traitements, les symptômes et les précautions possibles. Il contribue à adapter l’intervention et à reconnaître les situations nécessitant une orientation appropriée.
Les massothérapeutes peuvent-ils être influencés par des biais cognitifs?
Oui. Comme les autres professionnels, les massothérapeutes peuvent être influencés par leurs expériences, leurs attentes et leurs premières impressions. La formation, l’écoute et la vérification des hypothèses peuvent contribuer à limiter certaines erreurs de jugement.
Comment éviter les préjugés dans une relation thérapeutique?
Il est utile de poser des questions ouvertes, de vérifier les suppositions, de reconnaître les différences individuelles, de respecter le consentement et de demeurer disposé à réviser son interprétation lorsque de nouvelles informations apparaissent.
Sources et références
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Note éditoriale : la citation d’ouverture est couramment attribuée à Albert Einstein, mais son origine précise n’est pas authentifiée ici. Les développements sur les préjugés, les biais cognitifs et la massothérapie constituent une interprétation contemporaine de cette formule et ne doivent pas être présentés comme des positions scientifiques formulées par Einstein lui-même.