Plusieurs cures existent pour contrer l’arthrose. Mais connaissez-vous réellement cette maladie?
L’arthrose est une maladie dégénérative des articulations qui affecte ses coussins et son cartilage, et ce, sans infection ou inflammation particulière. Le cartilage est un matériau lisse et luisant qui tapisse les articulations et permet à leurs surfaces de glisser facilement et par extension, aux mouvements de s’effectuer plus aisément. Il s’agit d’un tissu conjonctif résistant composé de cellules du cartilage, soit des chrondrocytes qui par leurs reproductions amoindrissent la destruction plus ou moins rapide du cartilage qui enrobe l’extrémité des os. L’incapacité du corps à réparer les tissus articulaires qui recouvrent et protègent les extrémités osseuses endommagées, l’épaisseur du cartilage diminue et l’articulation s’altère définitivement. Les origines des nombreux facteurs intervenant sur cette pathologie sont encore mal connues.
Or, les caractères génétiques de la problématique semblent être prédominants. Cette maladie touche plus particulièrement les femmes que les hommes. De plus, même si certaines professions ou activités sont plus exposer a de facteurs de risque il reste néanmoins que tous les gens pratiquant ces activité ou tache professionnelles ne feront pas nécessairement de l’arthrose. Ceci dépend en partie de la prédisposition génétique de chacun. Cette pathologie peut être causée, non seulement pas les conséquences d’un stress anormal ou d’une blessure, mais par le vieillissement. À ces derniers s’ajoutent d’autres facteurs de risques suspectés, soit l’âge, le poids, la ménopause, les autres rhumatismes, la génétique, les traumatismes corporels à répétition de tous degrés (travaux pénibles, sports violents, lésions du ménisque, etc.), l’anomalie de position congénitale (scoliose, ou malformation de la hanche), les autres maladies osseuses ou articulaires localisées (séquelles d’arthrite, de fractures ou maladie de Paget, etc.)
Les fissures de la surface vers la profondeur du tissu cartilagineux et les ulcérations, qui sont des perforations du cartilage, s’enchaînent et laissent l’os à nu. Cela favorise la dégénérescence articulaire. Les fissures et les ulcérations cartilagineuses sont liées à des phénomènes mécaniques, mais sont également favorisées par des altérations biochimiques de la structure du cartilage. Ces dernières surviennent durant la dégénérescence du cartilage, de petits morceaux peuvent s’en détacher et voguer à leur gré dans le liquide synovial de l’articulation. Ceci provoque des synovites qui correspondent à des poussées inflammatoires qui engendrent une hypersécrétion de liquide et un gonflement de l’articulation. Cette composante inflammatoire dans l’arthrose est différente et moins importante que celle de la polyarthrite rhumatoïde.
Cette destruction de cartilage s’accompagne d’une atteinte de l’os lui-même. Le frottement osseux augmente l’ostéoporose, c’est-à-dire la décalcification osseuse à l’endroit de la destruction, et favorise l’ostéosclérose sous-chondrale; une accumulation de sédiment osseux près de l’articulation au niveau des zones de pressions. De plus, une production de nouvelles petites excroissances d’ostéophytes (bec de perroquet) peut être formée sur les bords des articulations et surtout visible au niveau des mains et des genoux. Ainsi, l’arthrose est irréversible et aboutit, outre à des déformations, à un raidissement articulaire pouvant évoluer vers une perte d’autonomie partielle.
Dépendamment du type d’arthrose souffert, la maladie évolue de vitesse variée qui se fait vers l’aggravation progressive de limitations et de blocages articulaires. L’apparition de la limitation des mouvements (ankylose) et des déformations constitue l’élément majeur de la surveillance accrue. Les genoux, les hanches, les mains et la colonne vertébrale sont plus souvent atteints par cette affection. Certaines articulations pourtant comme les hanches, les genoux et les pieds sont plus susceptibles de souffrir de cette pathologie. Sachez qu’un grand nombre de personnes vivant de l’arthrose ne ressentent aucun symptôme. Une articulation excessivement utilisée peut aggraver les symptômes de l’arthrose.
En effet, la douleur est déclenchée et aggravée par le mouvement ce qui pose problème lors du sommeil, soit en période d’endormissement, et peut provoquer des réveils nocturnes. Elle entraîne aussi une gêne fonctionnelle qui limite la mobilité de l’articulation touchée.
Les signes de l’arthrose varient selon l’articulation concernée et les divers éléments reliés (douleur, déformation et la dysfonction articulaire) se manifestent différemment d’un être humain à un autre. Par exemple, un joueur de violon sera gêné par une arthrose au niveau des mains, tandis qu’une arthrose de la hanche pourrait incommoder un individu qui se rend simplement au travail tous les matins.